lundi 20 octobre 2008

Les USA? ça n'existe pas.


J’aime les Etats Unis, mais c’est une nation qui n’existe pas … !
Il s’agit en réalité d’un espace géographique tombé entre les mains d’une bande d’allumés, débarqués du Mayflower en 1620,; ils n’ont guère lâché prise depuis. Il n’y a donc pas à s’étonner qu’après avoir fait main basse sur ces territoires, ces ayatollah du Christ s’en soient finalement pris successivement à l’Iran et l’Irak notamment, et bientôt la France si son évolution démographique continue sur sa pente actuelle.

Ma première visite rendue aux USA (1988) fut pour Washington. J’ai pu décliner la tasse de thé et la conférence de Nancy Reagan sur la lutte contre la drogue, manquant de la sorte à regret la visite de la Maison Blanche… mais m’épargnant cette compromission emmerdante.

La zone monumentale de Washington est spectaculaire, émaillée de monuments commémoratif démesurés ; elle s’ordonne autour du National Mall , vaste pelouse descendant du Capitol vers le Potomac Arlington et le Pentagone, émaillées de fantastiques musées et de divers départements (ministères)
Les musées libres d’accès en permanence, comptent parmi les premiers lieux culturels d’importance du monde (mais en queue liste) en particulier le musée de l’Air et de l’Espace et le musée National de l’Histoire Américaine (sic).
Je lui ai rendu deux ou trois visites, et les américains faisant bien les choses, il y avaient alors réservé un espace dédié au thème de la colonisation de la Virginie (état jouxtant le Washington D.C.), une conférencière dynamique et zélée m’ayant invité à m’asseoir. Elle fit à la fin de son exposé, selon un usage bien répandu, le tour de son audience sur le ton de ‘quelqu’un-a-t-il-une-question ?’
La mienne pourtant simple l’a manifestement profondément embarrassé : je lui avait fait part de mon étonnement de ne voir évoqué en aucune manière les indiens peuplant la région à l’arrivée des premiers colons, ainsi que leur devenir ; d’un ton honteux, confus et bredouillant il me fut répondu que pour les questions indiennes il fallait me rendre à côté au National Museum of the American Indian (... à vocation ethnographique !) …et on murmura d’une voix quasiment inaudible que la question indienne étais une sad affair (triste affaire).
… tu parles ! les algonquins de virginie ont tous été exterminés par les premiers colons …qui eux mêmes n’ont jamais été rien d’autres que des européens.
Après ça, ils ont tenté de noyer le poisson en nous racontant les salades de melting pot , comme si la ségrégation raciale n’avait jamais existée et pas fait de Martin Luther King une victime -à quelle vitesse s’est il violemment jeté sur la balle qui l’a tué ?- .

Le peuplement quasi planétaire des USA y façonne une société qui n’a pas d’autre richesse culturelle que sa diversité, mais vous conviendrez qu’elle reste de taille car faite de tout et de rien.

Néanmoins ce qui me reste de cette expérience, c’est que les indiens après avoir été physiquement éliminés (sans que je me prononce sur les responsabilités de ce génocide), le sont une seconde fois officiellement à titre culturel puisque on leur dénie le droit d’avoir été partie intégrante de l’histoire américaine. L’écriture de celle ci échoit définitivement aux colons : encore une fois l’histoire n’est écrite que par les vainqueurs. et les dispositions ségrégationnistes n’ont pas été culturellement abolies.
Pour être complètement honnête, s’il est vrai que l’Histoire ne commence qu’à partir du moment où elle s’écrit, les glyphes ou petroglyphes indiens, rares et mal décryptés, ne peuvent réserver aux indiens qu’une place congrue.
Je me demande alors pourquoi le cinéma d’Hollywood y est revenu si souvent ?