Genève, musée de l’Ariana
Blotti contre le palais des Nations-Unies, sous le regard cynique du C.I.C.R.
Musée si peu pratique d’accès, dans un parc dont me sait ni où est le début ni la fin, que j’ai cru en être un moment l’unique visiteur.
Les pluies d’orage ont mieux nettoyé les allées que n’auraient su le faire une armée de suisses,
On découvre dans sa paix insolente que l’on est l’un des quatre visiteurs de la matinée, après avoir franchi la façade austère et imposante, bien à l’image de Genève
Une hauteur d’étage qui n’en fini pas, une cafétéria dont on se réjouirait d’avoir l’équivalent chez soi, des dames et des messieurs accueillants et charmants (du conservateur, à l’huissier en passant par la bibliothécaire, et la dame café au si joli collier; un café (payé cher) pris sur une terrasse dominant la rade de Genève et sur sa gauche la vieux palais de la SDN.
Et puisqu’on y est, on visite,
De belles collections, étendues en diversité et en qualité, superbement mises en scène de telle sort qu’au plaisir de l’œuvre d’art s’ajoute celui de son entourage tant et si bien qu’on fini par aimer ce bâtiment qui transpire pourtant la quintessence de la constipation bourgeoise et provinciale de Genève .
Ne faites surtout pas comme moi qui ai attendu 12 ans pour accomplir cette visite
La porcelaine la faïences les céramiques sont sûrement une affaire d’initiés ou du moins d’amateurs éclairés , mais en définitive l’art parlera toujours à ceux dont le regard reste grand ouvert.
Genève élégante est sans doute le secret frivole le mieux gardé au monde.
vendredi 5 septembre 2008
LES VRAIES ROSES FLEURISSENT SEULEMENT UNE FOIS

Les femmes de ma vie ont toutes été si belles
Que je n’ai pu en retenir aucune d’elles .
Elles m’ont distribué l’amour, le charme, la beauté,
La tendresse, joies du corps et de l’esprit
Sans rien compter,
Ou si peu en vérité,
Cependant je les ai toutes grossièrement flétries
Si bien que j’ignore parfois qui s’en est allé
Pourtant le galbes d’un sein, un chant d’amour,
Des griffes dans le dos, des sourires complices
Des nuits d’étincelants feux d’artifices,
Demeurent inscrits pour toujours,
Comme des parfums ou des saveurs,
Des mélodies gémies,
Et peut être quelques ombres fâcheuses.
De l’amour je n’ai connu que le plus noble
Les plus pur des chatoiements, des gemmes
Célées dans leurs écrins , jamais la roture,
Jamais l’amour de caniveau, jamais le rimmel trop appuyé
Même quand nos nuits devenaient félines
Ou nos jours féroces,
Rien que de simples belles et bonnes gourmandises de campagne
J’ai même eu des enfants que j’ai aimés
Au delà de moi même, pour une fois
Dieu, que j’ai été envié
Que vous m’avez célébré
Et à présent que je décline
Combien vos traces encore m’illuminent.
Mais toi, mon Unique-multiple
Cesse de me tourmenter
Apaise ce paysage
Balaye ces scories encore incandescentes
Donne moi un peu de ta respiration
N’érige pas un froid monument de travertin
Aux heures où nous avons exalté l’amour
De Rome à New York, sans passer par Kyoto,
Notre liberté était bien plus belle offerte en gage à l’autre.
A présent que j’habite de moins en moins mon corps
Que celui ci vexé ne semble même plus vouloir me parler
Nous aurions trop à rattraper et à portée si lointaine
Que ne n’ose plus même te prier, Ô mon Unique,
De t’asseoir prés de moi
Car il faut t’implorer.
Il ne fallait surtout pas briser l’homme à la rose,
Il meurt doucement.
Inscription à :
Articles (Atom)
